Guide d'autodéfense numérique
Un disque dur 3 pouces ½ (source)
Un disque dur 3 pouces ½

Étant donné que la mémoire vive s’efface à partir du moment où elle n’a plus de courant, l’ordinateur a besoin d’un autre endroit où stocker données et programmes entre chaque allumage. On parle aussi de mémoire persistante ou de mémoire morte : une mémoire où les informations écrites restent, même sans alimentation électrique.

Pour ce faire, on utilisait en général un disque dur. C’est souvent une coque en métal dans laquelle se trouvent plusieurs disques qui tournent sans s’arrêter. Sur ces disques se trouvent de minuscules morceaux de fer. Au-dessus de chaque disque se trouvent des têtes de lecture. À l’aide de champs magnétiques, ces dernières détectent et modifient la position des morceaux de fer. C’est la position des morceaux de fer qui permet de coder les information à stocker. Ces informations sont stockées sous forme de bits, dont plusieurs unités de mesure existent1, permettant de quantifier plus simplement la capacité d'un disque dur, notamment, en termes de mégaoctet (Mo), gigaoctet (Go), etc.

Du fait des mouvements mécaniques, les disques durs rotationnels sont lents. C'est pourquoi, en 2016, plus d'un tiers des ordinateurs portables neufs contiennent un disque SSD à la place d'un disque dur2. Un disque SSD est en fait une mémoire flash, la même qui est présente dans les clés USB et les cartes SD. Cette mémoire entièrement électronique est beaucoup plus rapide que les disques durs magnétiques (environ 25 fois plus rapide qu'un disque dur rotationnel).

Un disque SSD mSATA (source)
Un disque SSD avec connexion mSATA

Les disques durs comme les disques SSD permettent de stocker beaucoup plus d’informations que la mémoire vive.

Les informations que l’on met donc généralement sur un disque (dur ou SSD) sont, bien entendu, des documents, mais aussi les programmes et toutes les données qu’ils utilisent pour fonctionner, comme des fichiers temporaires, des journaux de bord, des fichiers de sauvegarde, des fichiers de configuration, etc.

Le disque conserve donc une mémoire quasi-permanente et quasi-exhaustive de toutes sortes de traces qui parlent de nous, de ce que nous faisons, avec qui et comment, dès qu’on utilise un ordinateur.