Guide d'autodéfense numérique

Au-delà de la somme d’éléments physiques qui constituent un ordinateur, il faut aussi se pencher sur les éléments moins palpables : les logiciels.

À l’époque des tout premiers ordinateurs, chaque fois qu’il fallait exécuter des traitements différents, il fallait intervenir physiquement pour changer la disposition des câbles et des composants. On en est bien loin aujourd’hui : les opérations à réaliser pour faire les traitements sont devenues des données comme les autres. Des données qu’on appelle « programmes » qui sont chargées, modifiées, manipulées par d’autres programmes.

Ceux-ci sont généralement écrits pour essayer de ne faire qu’une seule chose, et de la faire bien, principalement dans le but de rester compréhensibles par les êtres humains qui les conçoivent. C’est ensuite l’interaction de dizaines de milliers de programmes entre eux qui permettra de réaliser les tâches complexes pour lesquelles sont généralement utilisés les ordinateurs de nos jours.

L’effet produit lorsqu’on clique sur un bouton, c’est donc le lancement d’une chaîne d’évènements, d’une somme impressionnante de calculs, qui aboutissent à des impulsions électriques venant à la fin modifier un objet physique (comme un DVD qu’on veut graver, un écran qui modifie ses LEDs pour afficher une nouvelle page, ou un disque dur qui active ou désactive des micro-interrupteurs pour créer la suite binaire de données qui constituera un fichier).