Guide d'autodéfense numérique

Un système de fichiers sert avant tout à pouvoir retrouver des informations dans notre immense pile de données, comme la table des matières d’un livre de cuisine permet directement d’aller à la bonne page pour lire la recette du festin du soir.

Il peut être important de noter que la suppression d’un fichier ne fait qu’enlever une ligne dans la table des matières. En parcourant toutes les pages, on pourra toujours retrouver notre recette, tant que la page n’aura pas été réécrite — on développera cela plus tard.

On peut imaginer des milliers de formats différents pour ranger des données, et il existe donc de nombreux systèmes de fichiers différents. On parle de formatage lors de la création d’un système de fichiers sur un support.

Vu que c’est le système d’exploitation qui donne aux programmes l’accès aux données, un système de fichiers est souvent fortement lié à un système d’exploitation particulier.

Pour en citer quelques-un : les type NTFS, FAT32 sont ceux employés habituellement par les systèmes d’exploitation Windows ; le type ext (ext3, ext4) est souvent utilisé sous GNU/Linux ; les types HFS, HFS+ et HFSX sont employés par Mac OS X.

Il est néanmoins possible de lire un système de fichiers « étranger » au système qu’on utilise, moyennant l'usage du logiciel adéquat. Windows est par exemple capable de lire une partition ext3, si on installe le logiciel approprié.

Une des conséquences de cela, c’est qu’il peut exister sur un ordinateur donné des espaces de stockage invisibles pour l’utilisateur parce que non reconnus par le système d’exploitation (ou non accessibles pour l’utilisateur), mais qui sont pourtant bel et bien présents.