Guide d'autodéfense numérique

Un autre problème vient des systèmes de fichiers « intelligents ».

Les systèmes de fichiers développés ces dernières années, comme NTFS ou ext4, sont « journalisés », c’est-à-dire qu’ils gardent une trace des modifications successives faites sur les fichiers dans un « journal ». Après une extinction brutale de l’ordinateur, cela permet au système de se contenter de reprendre les dernières opérations à faire, plutôt que de devoir parcourir l’intégralité du disque pour corriger les incohérences. Par contre, cela peut ajouter, encore une fois, des traces sur les fichiers que l’on souhaiterait voir disparaître.

Le système de fichiers utilisé actuellement le plus souvent sous GNU/Linux, ext4, peut fonctionner avec plusieurs modes. Celui le plus courament utilisé ne met dans le journal que les noms des fichiers et d’autres méta-données, pas leur contenu.

D’autres techniques, moins courantes sur un ordinateur personnel, peuvent aussi poser problème : les systèmes de fichiers avec écriture redondante et continuant à écrire même en cas d’erreur, comme les systèmes de fichiers RAID ; les systèmes de fichiers qui effectuent des instantanés (snapshots) ; les systèmes de fichiers qui mettent en cache dans des dossiers temporaires, comme les clients NFS (système de fichiers par le réseau) ; les systèmes de fichiers compressés1 ; etc.

Enfin, il ne faut pas oublier que le fichier, même parfaitement supprimé, peut avoir laissé des traces ailleurs