Guide d'autodéfense numérique

On peut toujours mieux protéger ses données et ses communications numériques. Il n’y a de limite ni aux possibilités d’attaque et de surveillance, ni aux dispositifs qu’on peut utiliser pour s’en protéger. Cependant, à chaque protection supplémentaire qu’on veut mettre en place correspond un effort en termes d’apprentissage, de temps ; non seulement un effort initial pour s’y mettre, pour installer la protection, mais aussi, bien souvent, une complexité d’utilisation supplémentaire, du temps passé à taper des phrases de passe, à effectuer des procédures pénibles et répétitives, à porter son attention sur la technique plutôt que sur l’usage qu’on voudrait avoir de l’ordinateur.

Dans chaque situation, il s’agit donc de trouver un compromis convenable entre la facilité d’utilisation et le niveau de protection souhaité.

Parfois, ce compromis n’existe tout simplement pas : on doit parfois conclure que les efforts qui seraient nécessaires pour se protéger contre un risque plausible seraient trop pénibles, et qu’il vaut mieux courir ce risque… ou bien, tout simplement, ne pas utiliser d’outils numériques pour stocker certaines données ou pour parler de certaines choses. D’autres moyens existent, à l’efficacité prouvée de longue date : certains manuscrits ont survécu des siècles durant, enfouis dans des jarres entreposées dans des grottes…