Guide d'autodéfense numérique

Que veut-on protéger ?

Appliquons au cas présent les catégories définies lorsque nous parlions d’évaluation des risques :

  • confidentialité : éviter qu’un œil indésirable ne tombe trop aisément sur les informations stockées dans l’ordinateur ;
  • intégrité : éviter que ces informations ne soient modifiées à notre insu ;
  • accessibilité : faire en sorte que ces informations restent accessibles quand on en a besoin.

Ici, accessibilité et confidentialité sont prioritaires.

Contre qui veut-on se protéger ?

Cette question est importante : en fonction de la réponse qu’on lui donne, la politique de sécurité adéquate peut varier du tout au tout.

Geste généreux, conséquences judiciaires

Cet ordinateur pourrait être saisi lors d’une perquisition.

Par exemple, votre enfant a généreusement donné un gramme de shit à un ami fauché, qui, après s’être fait pincer, a informé la police de la provenance de la chose… à la suite de quoi votre enfant est pénalement considéré comme trafiquant de stupéfiants. D’où la perquisition.

Dans ce genre de cas, l’ordinateur a de grandes chances d’être examiné par la police, mettant en péril l’objectif de confidentialité. La gamme de moyens qui seront probablement mis en œuvre va du gendarme de Saint-Tropez, allumant l’ordinateur et cliquant partout, à l’expert judiciaire qui examinera de beaucoup plus près le disque dur ; il est en revanche improbable que des moyens extra-légaux, usuellement aux mains des services spéciaux et des militaires, soient utilisés dans cette affaire.

Cambriolage

Cet ordinateur pourrait être dérobé lors d’un cambriolage.

Au contraire de la police, les voleurs n’ont sans doute pas grand-chose à faire de vos petits secrets… et ne vous dénonceront pas. Au pire vous feront-ils chanter à propos de la récupération de vos données. Il est cependant improbable qu’ils mettent en œuvre de grands moyens pour les retrouver sur le disque dur de l’ordinateur.