Guide d'autodéfense numérique

Dans cette troisième partie, nous expliquerons comment appliquer concrètement quelques-unes des pistes évoquées précédemment.

Cette partie n’est qu’une annexe technique aux précédentes : une fois comprises les problématiques liées à l’intimité dans le monde numérique ; une fois les réponses adaptées choisies, reste la question du « Comment faire ? », à laquelle cette annexe apporte certaines réponses.

Du bon usage des recettes

Les outils et recettes qui suivent sont des solutions extrêmement partielles, qui ne sont d’aucune utilité tant qu’elles ne font pas partie d’un ensemble de pratiques articulées de façon cohérente.

Piocher dans cette boîte à outils sans avoir, au préalable, étudié la partie sur le choix d’une réponse adaptée et défini une politique de sécurité, est un moyen remarquable de se tirer une balle dans le pied en croyant, à tort, avoir résolu tel ou tel problème.

On ne peut pas faire plaisir à tout le monde

Partons du principe, pour la plupart des recettes présentées dans ce guide, que l’on utilise GNU/Linux avec le bureau GNOME ; elles ont été écrites et testées sous Debian GNU/Linux version 6.0 (surnommée Squeeze) et Tails (The Amnesic Incognito Live System).

Pour autant, ces recettes sont généralement concoctables avec d’autres distributions basées sur Debian, telles qu’Ubuntu ou gNewSense.

Si l’on n’utilise pas encore GNU/Linux, ou pourra consulter le cas d’usage un nouveau départ ou utiliser un système live.

De la bonne interprétation des recettes

Avant de passer aux recettes elles-mêmes, quelques remarques transversales nous ont paru nécessaires.

Dans un certain nombre d’outils, les procédures sont présentées pas à pas, et expliquent, chaque fois que c’est possible, le sens des actions que l’on propose d’effectuer. Une utilisation efficace de ces outils nécessite de s’entendre sur quelques points :

  • L’ordre dans lequel chaque recette est développée est d’une importance capitale. Sauf mention contraire, il est simplement inimaginable de sauter une étape pour ensuite revenir en arrière : le résultat, si jamais ces opérations désordonnées en donnaient un, pourrait être soit différent de celui escompté, soit tout bonnement catastrophique.
  • Dans le même ordre d’idée, les actions indiquées doivent être effectuées à la lettre. Omettre une option, ouvrir le mauvais dossier, peut avoir pour effet de totalement modifier le sens ou les effets d’une recette.
  • De manière générale, la bonne compréhension de ces recettes demande d’y accorder un minimum d’attention et de vivacité d’esprit. On ne peut pas tout réexpliquer à chaque fois : il est implicite d’avoir auparavant « suivi » et intégré les explications des « cas d’usage » dont ces recettes ne sont que la dernière étape.