Guide d'autodéfense numérique

Les organismes de standardisation d'Internet se sont rendus compte dans les années 90 que le nombre d'adresses IPv4 disponibles n'allait pas être suffisant pour faire face à la croissance rapide du réseau. Pour répondre à ce problème, on a réservé certaines plages d'adresses pour les réseaux privés, qui ne sont pas utilisées sur Internet : ce sont les adresses privées.

Ainsi, la plupart des « box » assignent aux ordinateurs qui s'y connectent des adresses commençant par 192.1681. Plusieurs réseaux locaux peuvent utiliser les mêmes adresses IP privées, au contraire des adresses IP sur Internet, qui doivent être uniques au niveau mondial.

Les paquets portant ces adresses ne peuvent pas sortir du réseau privé tels quels. Ces adresses privées ne sont donc utilisées que sur le réseau local : ma machine a l'IP 192.168.0.12 sur le réseau local, mais semblera utiliser l'adresse IP de la box pour les autres machines avec qui elle communiquera par Internet (par exemple, 203.0.113.48) : ce sera l'adresse publique. La « box » se charge de modifier les paquets en conséquence grâce à la traduction d'adresse réseau (NAT pour Network Address Translation).


  1. Les plages d'adresses privées sont définies par convention dans un document appelé « RFC 1918 ». Elles incluent, en plus des adresses commençant par 192.168, celles qui commencent par 10 et de 172.16 à 172.31.